Une valise de drone ouverte et une tablette affichant une carte, posées sur le capot d'une voiture au bord d'un champ, devant un domaine de pierre claire dans la brume dorée du matin
Étape 1 · Repérage et autorisations

Repérage et autorisation drone en Île-de-France et Hauts-de-France

« Avez-vous le droit de voler chez moi ? » On répond avant le devis, carte officielle à l'appui. Voici le repérage drone, les accords et la déclaration en préfecture, jour par jour, en Île-de-France et Hauts-de-France.

Préavis en agglomération5 jours ouvrés, au moins
Plafond de hauteur120 m
Plan de vol validéÀ J-10 au plus tard
Réponse de zone et devisSous 24 h
Journal de bord

Six moments, du premier appel au fichier livré

J-20Le journal se lit en descendant : le moment actif s'allume, et le repère en haut suit.
  1. J-20

    Votre adresse sur la carte officielle

    Vous nous envoyez l'adresse. On place le point sur la carte officielle des restrictions : agglomération, aérodrome proche, site sensible, parc ou réserve. On lit ensuite le lieu en ligne, orthophoto, parcelle, lumière et vent, et vous recevez la réponse avec le devis, sous 24 h.

  2. J-15

    Le terrain à pied, avec le propriétaire

    Quand la carte ne suffit pas, on vient. On marche le terrain à l'heure prévue du vol : d'où vient la lumière, où décoller, où passent les lignes électriques, par où le public peut arriver. Le propriétaire ou le gestionnaire du lieu nous donne son accord écrit pour le décollage.

  3. J-12

    Aérodrome et Paris, les accords qui prennent du temps

    Près d'un aérodrome, il faut l'accord préalable du gestionnaire ou un protocole : Le Bourget, Beauvais-Tillé, Lille-Lesquin ou Le Touquet ont chacun le leur, et la réponse prend souvent plusieurs semaines. Paris intra-muros reste interdit au drone sans dérogation de la préfecture de police, demandée longtemps à l'avance et rarement accordée. Pour ces lieux, on démarre bien avant J-20, et ces délais restent indicatifs.

  4. J-10

    Le plan de vol, écrit et validé par vous

    Vous recevez le plan de vol : point de décollage, trajet du drone, hauteurs, créneau horaire, ce qu'on ne survole pas. Vous le lisez, vous corrigez, vous validez. Rien ne part en préfecture sans votre accord.

  5. J-8

    La déclaration part en préfecture

    En agglomération, un professionnel dépose une déclaration préalable en préfecture, reçue au moins cinq jours ouvrés avant le vol ; le préfet peut s'y opposer ou fixer des conditions. On l'envoie à J-8 avec le plan de la zone validé, pour garder une marge sur le week-end. Hors agglomération, pas de déclaration, mais le plafond de 120 m et les zones réglementées s'appliquent quand même.

  6. Jour J, 6 h 30

    La carte relue, le dossier dans la valise

    Avant de partir, on relit la carte des restrictions et les avis aux navigants : une zone temporaire peut apparaître la veille. On regarde le vent et la pluie prévus sur le créneau. Dans la valise : le récépissé, le plan de vol validé, l'attestation d'assurance, l'accord du propriétaire et les papiers du télépilote, et le lieu a déjà reçu le dossier par mail.

Qui fait quoi

Ce que vous nous donnez, ce qu'on fait

Vous

  • L'adresse exacte du lieu, ou un point sur la carte
  • La date et l'heure souhaitées, ou une fourchette
  • Le nom du propriétaire ou du gestionnaire du terrain de décollage
  • Ce que vous voulez montrer, et ce qu'il ne faut pas filmer

Nous

  • La lecture de la zone sur la carte officielle des restrictions, et la réponse : oui, oui sous conditions, ou non
  • La visite sur place quand la carte ne suffit pas
  • Le plan de vol écrit, que vous validez avant tout dépôt
  • La déclaration en préfecture, l'accord d'aérodrome, la demande de dérogation s'il en faut une
  • Le dossier transmis au lieu : plan de vol, attestation d'assurance, récépissé
Comment ça se passe

Trois moments clés

  1. Moment 1

    Le point sur la carte

    Trente secondes pour placer votre adresse sur la carte officielle des restrictions. C'est là que la réponse se joue : zone dégagée, plafond abaissé, agglomération, aérodrome. On vous la donne telle quelle, avec le devis.

  2. Moment 2

    Votre accord sur le plan de vol

    Un plan de vol n'est pas une formalité. C'est l'engagement écrit de ce que le drone fera et ne fera pas chez vous. Il part en préfecture avec votre validation, pas avant.

  3. Moment 3

    Le récépissé dans la boîte

    La déclaration est reçue, dans les délais, sans opposition du préfet. Le lieu a le dossier, le propriétaire a dit oui. Il ne manque plus que le ciel, et il décide le matin même.

La méthode complète est décrite sur la page d'accueil, avec la timeline du film. Voir la méthode

Où on vole

Île-de-France et Hauts-de-France

Le repérage drone commence sur la carte, dans les deux régions. Voici les villes où la question « peut-on voler ? » se pose le plus souvent, et où la lecture de la zone change la réponse.

Paris intra-muros est interdit au drone sans dérogation de la préfecture de police. En petite couronne, à Boulogne-Billancourt par exemple, c'est elle qui reçoit la déclaration et peut restreindre la zone. Près d'un aérodrome, à Enghien-les-Bains, Beauvais, Lille ou Le Touquet, l'accord préalable du gestionnaire s'ajoute, et en Baie de Somme la réserve naturelle limite les zones. En agglomération, la déclaration en préfecture doit être reçue au moins cinq jours ouvrés avant le vol. Chaque ville ouvre le repérage en ligne : vous y voyez votre lieu vu du drone, la zone de vol, la lumière et le vent.

Avant de réserver

Les questions qu'on nous pose

Avez-vous le droit de voler chez moi ?+
Le plus souvent, oui, après vérification. On place votre adresse sur la carte officielle des restrictions. Hors agglomération et loin d'un aérodrome, le vol se prépare sans déclaration, sous 120 m, jamais au-dessus des personnes, avec l'accord du propriétaire du terrain de décollage. En agglomération, un professionnel déclare le vol en préfecture au moins cinq jours ouvrés avant. Près d'un aérodrome, il faut l'accord du gestionnaire. Paris intra-muros est interdit sans dérogation de la préfecture de police. Dans tous les cas, vous avez la réponse avec le devis, sous 24 h.
Combien de temps avant le vol faut-il vous prévenir ?+
Le plus tôt possible. Hors agglomération, loin d'un aérodrome et hors zone réglementée, quelques jours suffisent si la météo suit. En agglomération, la déclaration doit être reçue en préfecture au moins cinq jours ouvrés avant. Comptez dix jours, le temps de valider le plan de vol et de garder une marge. Près d'un aérodrome ou à Paris, les accords prennent plusieurs semaines. Ces délais sont indicatifs, on vous les annonce au devis.
Faut-il l'accord de mes voisins ?+
Non. Il faut l'accord du propriétaire du terrain d'où le drone décolle, et la déclaration ou les accords que la zone impose. En revanche, on ne survole ni les personnes ni les jardins voisins à basse hauteur, et on cadre votre bien, pas le leur. Si une image montre une maison voisine de près, on la floute ou on la coupe avant livraison.
Et si la zone est interdite, ou si l'accord est refusé ?+
On vous le dit tout de suite, sans attendre le devis. On cherche avec vous un autre point de décollage, une autre hauteur ou une autre date. Si rien n'est possible, le vol n'a pas lieu, et la suite est écrite dans le devis. On ne vole jamais sans les accords.
Plan de vol

Dites-nous où, on vous dit si le drone peut voler

Envoyez l'adresse et la date. On lit la carte, et vous recevez la réponse avec un devis sous 24 h, en semaine, sans engagement.